Voici donc ce livre intéressant et ces belles pages comportant des questions précieuses autour d’une tradition importante dans la vie du musulman. Il serait déraisonnable de s’en passer parce qu’elle concerne les affaires courantes de la vie (que ce soit un projet de travail, de mariage, de voyage, d’achat, de vente…), il s’agit de la prière d’Istikhara. Ainsi l’Envoyé d’ALLAH enseignait à ses compagnons la manière de demander à ALLAH ce qui est le mieux pour eux (istikhara) dans toutes les affaires au même titre que les sourates du Coran.
Vu l’importance de cette adoration , de la place éminente qu’elle occupe au sein de la tradition et de sa relation étroite avec la profession de foi (al-‘aquida), l’auteur lui a consacrée cette épître indépendante, facile dans sa lecture, son assimilation et son acquisition. Elle comporte les points importants de cette adoration et des points subtils, avec des éclaircissements au moyen d’expressions simples et d’indications brèves, sans approfondissement excessif ni prolixité, afin que sa compréhension et sa mise en pratique, soient à la portée de tout musulman.
Implorons ALLAH de nous faire réussir dans ce qu’Il aime et agrée, et de nous maintenir sur la voie de la recherche de la science religieuse saine.
Extrait du livre :
» A quel moment peut-on faire l’invocation d’istikhâra, est-ce avant les salutations finales ou après ?
Autrement dit ; l’invocation de la prière d’istikhâra, que rapporte Jâbir dans le hadith, doit-elle être prononcée après avoir fait le taslîm et achevé la prière, ou avant le taslim ?
La religion est tolérante sur cette question :
Le fidèle a le droit de prononcer l’invocation après le tashahhud et avant les salutations finales -at-taslîm-. C’est d’ailleurs cet avis que fait prévaloir le shaykh de l’Islam Ibn Taymiyya -qu’Allah lui fasse miséricorde-. II a dit, en effet : « Il est permis de faire des invocations dans la prière de l’istikhüra et dans toute autre prière, tout comme il est permis de les faire après, mais il vaut mieux faire des invocations avant le taslîm, car la majorité des invocations que faisait le Prophète à ce moment, étaient faites avant le taslîm. En plus, avant le taslîm, le fidèle ne peut pas se lever et partir. Je pense qu’il vaut mieux les faire à cet endroit -et Allah est Le plus savant- »
Il est également permis de prononcer l’invocation après le taslîm. L’avis qui prévaut et qui est le plus proche de la vérité -et Allah est Le plus savant- est celui-là, c’est-à-dire après avoir terminé la prière, comme le montre clairement le hadith de Jâbir rapporte que le Prophète a dit : « qu’il prie deux raFas en dehors de la prière obligatoire, puis qu’il dise : « Mon Dieu ! Je te demande ce qui est le mieux pour moi… »
La parole du Prophète * : « puis qu’il dise… » prouve qu’il faut retarder l’invocation par rapport à la prière, car littéralement le terme thumma (puis) indique qu’il y a succession avec l’observation d’une pause, c’est à dire que le fidèle prie d’abord et ensuite prononce l’invocation.
Ash-Shawkânî -qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Le hadith -c’est à dire le hadith de Jâbir- prouve la légalité d’accomplir la prière d’istikhâra et de la faire suivre d’une invocation. D’après ce que je sais, il n’y a pas de divergence là-dessus ».
Al-Hâfiz Ibn Hajar -qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « D’après le sens apparent du hadith, l’invocation doit être dite après la prière, mais si le fidèle fait l’invocation au cours de la prière, on peut considérer que cela suffit. On peut supposer dans ce cas que la succession [introduite par « puis »] signifie l’antériorité des actes et des paroles prescrits dans la prière par rapport aux invocations, puisque celles-ci se situent dans la prosternation et lors de la position assise pour faire le dernier tashahhud
Le shaykh ‘Abd Al-SAzîz b. Bâz -qu’Allah lui fasse miséricorde- fut interrogé sur l’endroit de l’invocation de l’istikhüra et il a répondu : « L’invocation doit être faite après le taslîm comme le confirme le noble hadith ».
Son éminence le shaykh Muhammad b. Umar Bâzmûl -qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « La place de l’invocation [de l’istikhâra] est située après le taslîm, en raison de ce qu’a dit le Prophète (Paix et Salut sur Lui) : « Quand l’un de vous décide d’entreprendre un projet, qu’il prie deux rak’as en dehors de la prière obligatoire, puis qu’il dise ;… », car selon le sens littéral, l’invocation vient après les deux rak’as, c’est à dire après les salutations finales ».
De même le conseil permanent des recherches scientifiques et de l’iftâ ‘qui était sous la présidence du shaykh Ibn Bâz, a produit une fatwa qui confirme cela.
On lui a en effet posé la question suivante : « Est-ce que l’invocation de l’istikhâra doit être prononcée avant le taslîm ou après le taslîm et la clôture de la prière ? ».
| Auteur(s) : |
Abdullah Al-Hammâdî |
| Editeur(s) : |
Almadina |
| Année : | 2012 |
| Pages : | 144 |
| ISBN : | 978-2-930428-23-9 |
| Dimensions : | 21×14 |

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